• Conseil municipal du 13 octobre 2017

    Où il est prescrit une révision allégée du PLU concernant la zone agricole de Porquerolles, où le maire s’engage à installer des racks à vélos, et ou le journal satirique LE RAVI s’invite pour un “contrôle technique de la démocratie”!

     

    Prescription de la révision allégée du PLU pour l’adaptation de la zone agricole de Porquerolles

    A la demande des viticulteurs de Porquerolles, une révision du PLU a été engagée afin d’assouplir le règlement des zones agricoles littorales (AL). En effet les viticulteurs (Domaine la Courtade, Domaine de Notre Dame) se sont plaint d’un traitement différent dans le règlement entre les zones agricoles privées de Porquerolles, classées en AL, et celle du Parc National, classée en A, et ont évoqué une discrimination lors de l’enquête publique. Le règlement ne prévoit que la possibilité de réhabilitation et de restauration des constructions existantes en AL quand ils souhaiteraient des possibilités d’extension.
    J’ai exprimé mon désaccord avec l’idée que les contraintes règlementaires sur l’île avaient un effet sclérosant sur les activités agricoles et défendu la spécificité du Parc qui développe des projets d’intérêt général quand les viticulteurs défendent des intérêts particuliers, mettant en avant la spécificité de ce territoire qui doit être exemplaire et protégé. Ceci dit on peut concevoir qu’il soit nécessaire dans certains cas d’autoriser une extension limitée des bâtiments existants quand il s’agit par exemple de moderniser des installations. J’ai donc suggéré qu’il y ait du donnant-donnant: autoriser au cas par cas une extension limitée contre une viticulture exclusivement biologique. Cette exigence me parait correspondre non seulement à l’esprit du Parc mais aussi aux nécessité environnementales, dont la protection de la nappe phréatique, particulièrement abimée à Porquerolles. Dans la mesure où il n’y a aujourd’hui aucune garantie quant au devenir “soutenable” de la viticulture sur l’île, je me suis abstenue sur cette délibération.

    Je ne l’ai pas abordé lors de ce conseil mais j’ai une forte inquiétude vis à vis de la nécessité de plus en plus marquée d’arroser les vignes sur le continent, à cause du changement climatique. Que se passera-t-il sur l’île s’il faut arroser? Est-ce que dans la tête de certains le sea-line pourrait être la solution? Est-il raisonnable de développer une viticulture insulaire quand on sait qu’à moyen terme cette activité va être problématique? Il ne parait pas y avoir aujourd’hui une réflexion pour anticiper les difficultés prochaines.

    Accord à bons de commande pour du mobilier urbain

    Je me suis étonnée de ne pas voir apparaitre de racks à vélo dans la liste du mobilier urbain. Comme il m’a été répondu qu’il s’agissait de renouvellement et que les racks à vélos étaient “trop insignifiants” pour rentrer dans ce cadre, j’ai ironisé sur le nombre de racks “trop insignifiants” dans la ville. Mais le Maire a souligné que c’était le prix qui était insignifiant, que les racks à vélos devraient effectivement faire partie de la réflexion (sic – on en est encore à réfléchir!) et qu’il nous informerait personnellement de la passation du marché le moment venu. On attend donc avec impatience…

    Syndicat des communes du littoral varois: rapport d’activité 2016

    Sur la forme, nous ne mégoterons pas , car il s’agit d’une participation de la commune de 3412€, ce qui n’est pas grand chose. En revanche, on peut constater que le budget de ce syndicat concerne essentiellement des dépenses de réception, voyage ou déplacement et des indemnités. Je me demande donc si les activités de lobbying de ce syndicat – puisqu’il s’agit bien de cela- doivent être financées par le contribuable. J’aurais une suggestion à faire. Je crois savoir que l’association ANEL (Association des Elus du Littoral) alimente la réflexion et les travaux de ce syndicat: pourquoi ne suffirait-il pas que chaque commune adhère à cette association pour participer aux travaux et échanger à travers elle, et non pas au travers d’un syndicat qui vit tout de même au frais du contribuable?

    Le Maire: Y a-t-il d’autres observations? Il n’y a pas de vote; c’était une information.

    Moi: Il n’y a pas de commentaire de votre part?

    Le Maire: Mon silence en est un – j’en ai déjà parlé.

    … Ben oui, il en a déjà parlé, comme de la participation de la commune à la SPLMéditerrannée, initiée par Politi en son temps. “Mais que sommes-nous allés faire dans cette galère?” aime à dire F. Carrassan. Sauf que si le Maire manifeste sa désapprobation, les choses restent en l’état. Alors … qu’en penser ?

    Syndicat intercommunal d’alimentation en eau des communes de la région Est de Toulon (SIAET)

    Depuis des années je dénonce le fonctionnement de ce syndicat, à qui on achète de l’eau quand la nappe phréatique ne peut plus fournir. Les conditions en sont très pénalisantes pour nous, ce que I. Monfort reconnait. Il était question de le supprimer lors de la création de la Métropole, mais l’adhésion récente de Carnoules empêche dorénavant toute dissolution. Il ne sera donc pas possible de remettre à plat les conditions d’approvisionnement. Je l’ai déploré vivement. Le Maire a dit partager mon souhait de mener une réflexion pour davantage d’efficacité. A suivre!

    Le compte-rendu de ce conseil municipal, vu par le journal satyrique en PACA “LE RAVI” , se trouve là: http://www.leravi.org/spip.php?article2916


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