• Conseil municipal du 14 septembre 2018

    Où le projet des Pesquiers se précise avec une promesse de bail à Mr Lelièvre, où la Crestade Demi-Lune nécessite une autorisation environnementale relative à la loi sur l’eau, et où la future AVAP réduit encore ses protections…

    Autorisation environnementale relative à la loi sur loi concernant le projet d’urbanisation de la Crestade Demi-Lune

    Monsieur le Maire, mes chers collègues

    Il nous est donc demandé aujourd’hui d’émettre un avis à la demande d’autorisation portant sur le projet de la Crestade Demi-Lune, quant aux éléments soumis à la loi sur l’eau.

    Nous regrettons beaucoup que les personnes publiques associées ( ARS, SAD-bureau Risques DDTM83, SAEF – bureau biodiversité, AE – étude d’impact) n’aient pas donné d’avis autres que tacites, ce qui nous laisse orphelins de leurs expertises.

    Nous aurions aimé avoir leur avis sur le projet parce que  le site se trouve dans le bassin versant du Roubaud et qu’il est potentiellement inondable, même s’il n’est pas concerné par le PPRI, et que l’imperméabilisation des sols pourrait générer des aléas en aval.

    Alors bien sûr il y a les centaines de pages toutes plus techniques les unes que les autres qu’un œil non avisé est bien en peine de jauger, et puis il y a un résumé non technique qui affirme que le projet est prévu de telle sorte que l’urbanisation sera sans effet vis-à-vis des phénomènes pluvieux, aussi bien sur l’aspect quantitatif que qualitatif.

    Il ne nous reste plus qu’à accorder notre confiance à cette conclusion, parce que nous n’avons pas l’expertise voulue.

    Mais tout de même, une urbanisation sans effet sur les phénomènes pluvieux, cela relève un peu d’un grand optimisme, même si finalement, nous voulons y croire.

    Cependant, même sans expertise, il nous reste le bon sens et aussi un peu d’expérience.
    On peut donc ainsi par exemple s’inquiéter  des parkings souterrains qui vont perturber les écoulements des eaux elles aussi souterraines : j’ai personnellement observé, un peu en amont avenue Yann Piat, pendant le creusement des fondations et des parkings d’un immeuble, que l’eau affleurai t très vite dès qu’on arrivait à 4 de profondeur. Le projet parle beaucoup des eaux de ruissellements, mais pas des eaux souterraines. Or elles sont là, très près de la surface et on peut craindre que leur présence démultiplie les effets des fortes pluies. Pourquoi s’entêter à creuser et bétonner le sous-sol ? Ne peut-on pas envisager des parkings en rez-de-chaussée ? Cela aurait pu être un des marqueurs  de l’éco quartier puisque c’est l’option qui a été choisie. Mais évidemment cela aurait un impact important sur l’économie du projet.

    En conclusion, nous n’avons pas l’expertise pour dire « oui ce projet répond à la loi sur l’eau, tout a été envisagé et les réponses apportées sont les bonnes », pas plus que nous n’avons l’expertise pour dire « non, ce projet n’est pas convenable ». Et comme nous ne pouvons pas nous appuyer sur les personnes publiques associées, nous nous abstiendrons, en toute humilité.

    AVAP: proposition de Périmètre Délimité des Abords pour les monuments historiques

    Monsieur le Maire,

    J’avais déjà critiqué le périmètre de l’AVAP, plus restreint que la ZPPAUP.
    Il s’agit aujourd’hui de réduire le périmètre de protection des monuments historiques pour le faire coïncider avec celui de l’AVAP.
    Cela ne semble pas poser de problème pour le centre historique : le périmètre de l’AVAP va bien au-delà des 500m actuels de protection.
    Sans doute pas de problème non plus pour la villa le Plantier à  Costebelle : la zone ainsi exclue de la protection autour s’avère être une zone Naturelle et D’espaces boisés classés.

    Mais nous sommes plus contrariés pour San Salvadour, le site Olbia et l’Oppidum de Costebelle, tous trois en limite du périmètre de l’AVAP :
    – Au nord et à l’ouest de l’Hôpital de San Salvadour se trouve le Mont des Oiseaux.

    – De même pour l’Oppidum de Costebelle, ce sont les secteurs urbanisés situés au nord et à l’est, à flanc de colline et au-delà de la route de l’Almanarre, qui sortent du périmètre de protection

    – Quant au site Olbia, c’est la même chose en ce qui concerne le nord et l’est, même si nous sommes en zone agricole pour les secteurs qui sortent du périmètre de protection.

    Pourquoi enlever les protections autour de San Salvadour, du site Olbia et de l’Oppidum de Costebelle ? La seule protection qui demeure est celle du PLU.

    Chacun le sait, un PLU ça se révise. Qui peut parier sur le futur ?

    L’argumentaire donné dans le document exposant la proposition de PDA prétexte qu’aucune des parties résiduelles n’a un intérêt patrimonial, historique ou environnemental particulier, hormis les vues depuis la mer sur les collines de l’Almanarre et de Costebelle.
    Bien sûr, mais il ne s’agit pas de préserver ces parties résiduelles pour elles-mêmes, il s’agit de préserver l’environnement des monuments historiques ! Quant à la vue depuis la mer sur les collines de l’Almanarre et de Costebelle ce n’est tout de même pas rien, vous en conviendrez !

    Donc en résumé, nous ne voyons pas d’inconvénient à un PDA pour le centre historique et climatique, mais nous trouvons inopportun celui du secteur de Costebelle et de l’Almanarre. Nous nous abstiendrons donc.

    Bail emphytéotique pour le hameau des Pesquiers

    L’intervention de William Seemuller se trouve ici.

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