• Conseil Municipal du 26 juin 2015

    Au menu de ce conseil municipal: les comptes 2014, la vente du CFA de Giens, la charte “Ports de Plaisance”, le Plan de Déplacement d’Etablissement Scolaire, les rapports déchets et eau 2014…

    Comptes de gestion/ Comptes administratifs 2014

    Intervention de William reprochant au maire la dramatisation de la situation financière de la ville et l’augmentation des impôt locaux: “L’excédent de fonctionnement de 10,4 millions en 2014, nous renforce dans l’idée qu’il était inutile d’augmenter les impôts locaux des hyerois qui sont déjà parmi les plus hauts dans la strate des villes entre 50 et 100 000 habitants. 698€ à Hyères contre 616€ dans les autres villes. C’était d’autant plus inutile que cet excédent de 10,4 millions d’€ compense largement la baisse de la DGF sur 4 ans, soit -6,5 millions d’€ et l’amende SRU de 0,7 millions d’€ en 2015.”

    Plan de Déplacement d’Etablissement Scolaire ( PDES)

    Nous nous félicitons de première opération, en notant toutefois qu’il s’agit d’une réponse à une demande institutionnelle. On espère qu’elle sera rapidement reproductible. Petite touche d’humour que les adhérents de l’association Changer d’Ere comprendront: voilà enfin l’occasion de poursuivre la piste cyclable rue du Soleil Levant, qui s’interrompt 100m avant l’école St Exupéry!

    Cession de la propriété ex-CFA de Giens

    Nous dénonçons cette vente (une de plus!) qui soustrait à la commune un bien de valeur, particulièrement bien placé, et qui aurait pu trouver une destination dans le cadre de l’OGS: centre de formation aux métiers de la mer, siège du Parc National de POrt Cros, Maison d’entrée du Parc…

    Adhésions à la Charte des Ports de Plaisance / Certifications “Ports Propres”

    Ce sont des avancées positives pour la protection de l’environnement, mais aussi pour les enjeux économiques (pêche, industrie nautique, activités touristiques), sociaux (accès à la mer pour tous) et patrimoniaux. Il nous faudra suivre la mise en œuvre afin de ne pas rester dans les intentions.

    Rapport sur le service public concernant l’élimination des déchets

    Si on peut observer dans la ville un réel progrès dans le ramassage des déchets/encombrants déposés de façon anarchique autour des containers (sauf en ce qui concerne la haute ville), le satisfécit de Mr Ozenda mérite de sérieux bémols. En ce qui concerne les ordures ménagères recyclées la progression est très modeste puisqu’elle est de 0,1%. Ce qui est deux fois moindre que la progression entre 2012 et 2013. On pourrait sans doute faire beaucoup mieux. Quand on regarde les résultats de la déchèterie également, depuis le nouveau règlement de 2011, certains apports ont diminué, d’autres augmenté. C’est le cas des déchets végétaux. C’était un objectif de 2013 pour 2014, il a été tenu. L’apport de plâtre aussi et c’est important parce que ça n’existait pas. Par contre tous les autres apports sont en diminution. On peut espérer que c’est apporté ailleurs mais seule une vision globale du territoire pourrait permettre de dire si nous progressons dans la récupération des déchets polluants ou si cela se retrouve dans la nature.

    Pour ce qui est des chiffres clés, j’ai fait remarqué que pour ce qui est de la valorisation de la matière, c’est à dire tout ce qui est recyclé, en 2014 nous sommes à 36,15% quand l’objectif du Grenelle pour 2015 était de 45%. Nous sommes toujours aujourd’hui en dessous de la moyenne des autres régions de France, moyenne qui se situait déjà à 38% en 2009. C’est dire notre retard.

    D’autre part les perspectives annoncées restent similaire à 2013. Continuité ou absence de progrès? Le projet MER-3R , qui bénéficiait de fond européens, a disparu du rapport, sans explication. Aucune évaluation également du développement des composteurs individuels et collectifs, le projet n’est même pas repris pour laisser la place à un projet de centrale verte. Il y a fort à craindre qu’on reste dans les effets d’annonce.

    Sur la question concernant les 4millions d’euros de bénéfice du service, la maire répond qu’ils sont employés dans les mises en conformité nécessaires et un projet d’amélioration de la fonctionnalité de la déchèterie (une étude serait lancée).

    Rapport sur le service public concernant l’eau potable

    Le contrat de DSP avec la SEERC pose un vrai problème dont le Maire semble avoir pris la mesure seulement lors de la dernière commission de consultation des services publics, alerté par l’association Changer d’Ere. Effectivement nous avons relevé les résultats négatifs récurrents de la société, approchant aujourd’hui les 4 millions d’euros depuis le début du contrat.

    Le Maire a expliqué, de façon non convaincante, que le problème venait d’une erreur dans la formule d’indexation, la formule étant faite pour faire augmenter ou descendre le prix de l’eau en fonction de la quantité d’eau achetée au SIAET (syndicat intercommunal). En clair, plus la ville est autonome avec sa nappe phréatique, moins l’eau est chère. Ce qui est le cas aujourd’hui puisque les prélèvement dans la nappe sont importants, et ce avant la mise en place d’Aqua Rénova (projet qui réalimente la nappe). C’est ce que prévoyait le contrat, c’est ce qui se passe aujourd’hui, donc le prix de l’eau baisse et c’est normal. Sauf que la SEERC perd beaucoup d’argent et qu’elle pourrait vouloir se rattraper par exemple en entretenant moins bien le réseau, ce qui serait un véritable risque pour la commune. Le rendement du réseau est en 2014 de 80,38%, en baisse au regard du service de Véolia les années précédente. Bien sûr on ne peut pas extrapoler sur la politique de la SEERC et leur faire des procès d’intention, mais le problème est bien là. Et Quand Mme Monfort explique qu’il n’y a pas davantage de fuites aujourd’hui mais seulement que le réseau étant de plus en plus surveillé on trouve plus de fuites, ça ne tient pas! Le rendement du réseau se calcule en regardant la différence entre le volume distribué et celui consommé, ce qui donne la perte en volume. Rien à voir avec le fait de chercher ou pas les fuites.

    Bref les tensions entre la SEERC et la ville sont palpables et les inquiétudes légitimes sur le devenir du contrat. Une affaire à suivre de très près.

     

     


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