• Conseil Municipal du 3 avril 2015

    Marchés à bons de commande pour la restauration collective: quel gâchis!

    Alors que sous le mandat de Politi l’adjointe à l’Education Coline Rafer Lanteri avait commandité une étude pour une reprise en régie de la restauration collective, ce ne sera pas l’orientation de notre nouveau Maire: la préparation des repas des enfants et des personnes âgées sera toujours confiée au privé. Exit la maitrise de la qualité nutritionnelle, exit le développement des circuits courts d’approvisionnement. Par manque de volonté politique, par désintérêt ? … Nous nous en sommes désolés.

    Délégation de service public pour l’activité de plagiste au 1550 bd de la Marine: du rififi!

    Le dossier sentait le souffre, avec la mise en concurrence d’un sortant qui n’était pas irréprochable et d’une prétendante au soutien familial discutable. L’opposition était unanimement contre le choix de la commission des DSP, mais pas forcément pour les mêmes raisons. De toute évidence le FN ne connaissait pas bien le dossier et a dit des bêtises, ce que n’a pas manqué de relever le Maire. Nous avons demandé le report de cette délibération pour un choix plus éclairé, ou à minima un vote à bulletin secret. Le Maire s’est beaucoup emporté au point d’en devenir désagréable. Personnellement je n’ai pas participé à la curée, ne maitrisant pas tous les non-dits. Ce qui est sûr c’est que les activités de plagistes n’ont jusqu’à présent pas donné entièrement satisfaction à Hyères. Avec le Marais qui va faire sa deuxième saison, et la nouvelle délégataire, nous verrons bien si les choix de la nouvelle municipalité ont été plus pertinents que sous Politi. A suivre…

    Plan Climat Energie Territorial, assistance à l’élaboration

    Je me suis bien sûr “réjouie de la mise en route du PCET. Le changement climatique est une réalité qui aujourd’hui ne fait plus débat, de même que la responsabilité des activités humaines dans les émissions des Gaz à Effets de Serre. La COP21 que nous allons accueillir à la fin de l’année est porteuse d’enjeux fondamentaux, il est donc important de permettre à tous une meilleure appréhension des problématiques. Et en particulier d’en permettre une bonne appropriation par les élus, nécessité mise en évidence par la réflexion d’une adjointe, lors d’une commission municipale, qui a déclaré: “l’Ecologie, ça coûte cher!”. Si je n’ai pas répondu sur le moment, je l’ai fait lors du conseil:
    C’est au contraire la non-prise en compte de l’Ecologie qui coûte cher, car
    – la hausse des températures va coûter cher à l’agriculture
    – la hausse du niveau de la mer va coûter cher, de part le recul des traits de côte et les déplacements des populations touchées
    – la hausse de la fréquence des évènements extrèmes va coûter cher aux populations exposées
    Il est donc de notre responsabilité qu’il y ait une réelle prise en charge politique de la question climatique, parce la solidarité avec la planète est obligatoire (personne n’y échappera), et que cela nécessite l’implication active de tous.

    Pour rappel des enjeux, afin de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à la période pré-industrielle, il est nécessaire de réduire de 25à 40% les émissions de GES d’ici 2020. C’est à dire d’ici demain. Les PCET ont été instaurés en 2004, nous avons perdu beaucoup de temps!

    Les collectivités occupent une place centrale dans les politiques liées au changement climatique :

    • d’abord, elles ont la responsabilité directe sur des investissements à longue durée de vie que sont les bâtiments et les infrastructures de transport ; or ces deux secteurs d’activités sont à l’origine des deux tiers des émissions de GES ;
    • ensuite, elles répartissent et organisent les activités sur le territoire, à travers les décisions d’urbanisme et d’aménagement, qui sont des décisions structurantes et peu réversibles ;
    • de plus, les actions d’adaptation à conduire pour répondre au changement climatique déjà enclenché sont essentiellement d’ordre local (protection des populations contre les canicules et les inondations et soutien aux personnes les plus vulnérables) ;
    • enfin, les collectivités locales sont en contact direct avec les citoyens, dont l’information et l’adhésion sont indispensables à une politique efficace.

    Actuellement, les collectivités contribuent directement pour environ 12 % aux émissions nationales de GES et agissent indirectement sur plus de 50 % de celles-ci, à travers leurs politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisme, d’habitat, de transport, d’approvisionnement énergétique, …

    Réussir la lutte contre le changement climatique nécessite l’implication de tous les acteurs, de la plus petite collectivité aux diverses instances de l’Etat, des différents services administratifs à chaque acteur social ou associatif, de chaque entreprise à chaque citoyen.

    Il ne faut pas seulement voir tout ceci sous l’angle des contraintes, mais également en souligner les aspects positifs, parce que la mise en œuvre d’un PCET sur un territoire n’est pas seulement un défi environnemental, c’est aussi :

    • un défi économique car il permet de réduire la vulnérabilité du territoire face à l’augmentation du coût des énergies fossiles, de réduire les factures énergétiques, de développer les filières de production locales, de créer des emplois, de renforcer l’attractivité des territoires éco-responsables, et pour nous de coller à la Charte du Parc National
    • un défi social car il nécessite d’agir contre la précarité énergétique, pour le confort de vie, pour la continuité du service public et implique de soutenir les habitants et les activités en cas d’aléas climatiques

    Quelles seront les clés de la réussite?
    Sans doute des études d’ingénieries, qui sont le sujet de la délibération de ce jour, mais aussi un élu porteur du projet, qui soit formé pour cela. Qui sera cet élu? Et encore une équipe identifiée dans les services, quelle sera-t-elle? Ensuite une communication forte pour impliquer les partenaires (entreprises, associations, citoyens…).

    Monsieur le Maire, quelle mobilisation en interne? Quel management du projet? Quelle transversalité? Quelles concertations, avec quels partenaires?
    C’est sur les réponses que vous apporterez que nous pourrons juger de votre réelle implication et volonté à faire de ce PCET un outil efficace et pas seulement d’avoir répondu à une commande institutionnelle, ce que nous laissait craindre la réflexion: “l’Ecologie, ça coûte cher!”

    Réponse du Maire: il va tout à fait dans mon sens et l’élu porteur c’est lui, parce que le sujet est d’importance. J’aurais préféré qu’il délègue… peut-il sérieusement s’occuper de tout? Mais qui dans l’équipe municipale a les compétences nécessaires?

    Engagement de Hyères dans la démarche “Port Propre” pour le port St Pierre: bonne surprise!

    “Voilà une agréable surprise qui correspond exactement à ma demande lors de l’enquête publique sur la Charte du Parc national de Port Cros en janvier 2015: qu’à terme tous les ports aient le label “Ports Propres”. Actuellement seul le port de Bormes les Mimosas a le label, et le projet de charte ne prévoyait que de l’obtenir pour les ports de la Madrague et de la Tour Fondue. C’est donc une excellente chose que le port le plus important s’engage dans cette démarche. On peut cependant s’étonner du prix demandé par le cabinet d’expertise pour la phase diagnostique (50 000€), de même qu’il apparait une certaine contradiction avec la volonté de développer l’accueil du port d’une centaine de places, dont 30 grosses unités.”

    Demande de subvention à l’Etat pour des caméras de vidéo-surveillance (Val des Rougières et vieille ville)

    Cette délibération m’a créé un véritable dilemme, car j’entends bien votre volonté Monsieur le Maire de prendre soin des quartiers sensibles et populaires, et si la ville adopte une politique de développement de la vidéo-surveillance, de traiter ces quartiers au même titre que les autres. Mais pour moi il y a un  problème de fond, qui est l’absence d’évaluation concernant ces équipements.

    La Cour des Comptes en 2011 a taclé sévèrement la vidéo-surveillance en déclarant que l’effet des caméras était faible, voire marginal, quand il n’était pas inexistant, voire contre-productif.
    En 2013 un rapport du Sénat proposait un moratoire sur les dépenses dans ce domaine, car l’Etat avec les collectivités locales ont dépensé 300M€ depuis 2007 sans prendre la peine de vérifier s’il s’agit d’un bon investissement. Il a donc été demandé une étude indépendante sur les apports de la vidéo-surveillance en terme de sécurité. C’est à dire en terme:
    – d’élucidation
    – de lutte contre la délinquance
    – de prévention
    – de sentiment de sécurité
    – d’aspects psychosociaux
    – de suppression de la présence humaine
    – de garantie des libertés publiques…
    L’Etat a donc commandé une étude dont nous devrions avoir les résultats aux environs de l’été 2015.

    Monsieur le Maire, je vais donc m’abstenir sur ce vote. Mais surtout, sachez que pour moi la priorité pour ces quartiers et d’y mettre des moyens humains: investir dans l’accompagnement social, le soutien aux associations, l’aide à la création d’activités, bref toutes choses qui ont régressé pendant que les caméras prospéraient.”

    J’ai été la seule à m’abstenir. William a voté POUR, par “pragmatisme et sens des responsabilités“.

    Questions d’actualité du groupe AGIR POUR HYERES:

    http://www.seemuller.fr/question-dactualite-golf-hotel/

    http://www.seemuller.fr/question-dactualite-stationnement-au-port-dhyeres/

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